Pourquoi on M le maudit…(Misanthropie 3/3)

Par Denis Dargent

Le tueur en série (serial killer) se distingue de ses collègues assassins, non pas par le nombre de ses victimes – son palmarès macabre doit au moins en compter trois –, mais parce que celles-ci ont été occises dans des endroits et à des moments différents. La variété de ses crimes (ou leur caractère « thématique ») oblige donc les enquêteurs à établir, meurtre après meurtre, un profil psychologique du tueur. Le serial killer devient ainsi, inévitablement, un personnage dont l’épaisseur psychique se prête à merveille aux œuvres de fiction. Voilà pourquoi, en matière d’intrigues criminelles, le tueur en série eut, de tout temps, la faveur des productions cinématographiques, romanesques ou picturales.

 

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Manson ou la dystopie pop (Misanthropie 2/3)

Par Denis Dargent

Dans une précédente chronique, j’ai évoqué la typologie des tueurs de masse, établie en fonction de leurs différents modes opératoires. Outre les mass murderers proprement dits, j’identifiais les tueurs en série, les tueurs à la chaîne et les tueurs en milieux scolaire, une sous-catégorie encore alimentée par l’actualité récente (lycée de Santa Fe, Texas, 10 morts).

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Les tueurs sont parmi nous (Misanthropie 1/3)

 

Par Denis Dargent

 

J’ai revu La cible (Targets), le deuxième film de Peter Bogdanovich, sorti en 1968. De manière clinique mais distanciée, on y observe le basculement du jeune Bobby Thompson qui, soudain, s’échappe d’une existence quotidienne banale par la folie meurtrière. Seuls quelques indices permettent d’ébaucher le profil psychologique du tueur : fascination pour les armes, contexte familial étouffant, absence suggérée d’activité professionnelle.

 

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Le retour de Frankenstein

 

Par Denis Dargent

Mary Shelley n’a pas vingt ans lorsqu’elle entame, en juin 1816, la rédaction du roman qui la rendra célèbre : Frankenstein ou le Prométhée moderne, publié en mars 1818. Cette jeune anglaise est la fille de William Godwin, théoricien politique, précurseur de la pensée libertaire, et de Mary Wollstonecraft, philosophe, pionnière du féminisme combattant. L’enfant ne connaitra pas sa mère qui meurt quelques jours après l’accouchement.

 

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Elvis, le rock et l’état de nos frustrations

Par Denis Dargent

C’est le 16 août 1977 que naquit l’un des plus grands mythes de la culture populaire occidentale. Ce jour-là, dans l’après-midi, heure locale, on retrouve Elvis Presley inanimé dans sa salle de bain de Graceland, à Memphis. Le King vient de succomber à une crise cardiaque, provoquée par plusieurs années d’abus médicamenteux, de drogues, d’alcools et de junk food.

 

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DARK VADOR, UN SITH CLASSÉ AU PATRIMOINE MONDIAL

 

Par Denis Dargent

Eté 1977, les troupes de l’Empire galactique entament la conquête de la planète Terre. Bientôt plus personne n’ignorera l’existence de Star Wars, la plus célèbre saga cinématographique contemporaine. Aujourd’hui, chez des millions d’individus à travers le monde, on trouve au moins une relique, un fétiche, un souvenir de la Guerre des étoiles : jouets, ustensiles de cuisine, t-shirts, chaussettes pour enfant, sous-vêtements… Rarement la logique du merchandising (officiel ou pas) aura connu une telle apogée. Ces objets de la postmodernité ambiante, témoignent sans doute de notre nostalgie envers un futur qui n’adviendra pas. Parions qu’on en trouve même à Alep, sous les décombres ; ou en Corée du Nord, quelque part, cachés.

 

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Duchamp et la fable de la Fontaine

 

Par Denis Dargent

Avril 1917, depuis près de deux ans Marcel Duchamp vit à New York. Réformé, révulsé par le nationalisme haineux qui sévit en Europe et excédé par le milieu artistique, Duchamp a fui Paris. En 1912, son Nu descendant un escalier, n°2 a été refusé au Salon des indépendants par des cubistes dogmatiques. Exposé l’année suivante à New York, le tableau a suscité l’incompréhension mais aussi la reconnaissance de mécènes et de galeristes influents. Marcel arrive donc en Amérique tel un Pape de l’art moderne. A l’époque pourtant, il semble déjà avoir mis un terme à sa carrière de peintre. Duchamp cherche autre chose, un art délié des conventions artistiques, une œuvre qui ne soit pas forcément « d’art ». Duchamp l’ « anartiste » cherche à sortir de l’art.

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