Duchamp et la fable de la Fontaine

 

Par Denis Dargent

Avril 1917, depuis près de deux ans Marcel Duchamp vit à New York. Réformé, révulsé par le nationalisme haineux qui sévit en Europe et excédé par le milieu artistique, Duchamp a fui Paris. En 1912, son Nu descendant un escalier, n°2 a été refusé au Salon des indépendants par des cubistes dogmatiques. Exposé l’année suivante à New York, le tableau a suscité l’incompréhension mais aussi la reconnaissance de mécènes et de galeristes influents. Marcel arrive donc en Amérique tel un Pape de l’art moderne. A l’époque pourtant, il semble déjà avoir mis un terme à sa carrière de peintre. Duchamp cherche autre chose, un art délié des conventions artistiques, une œuvre qui ne soit pas forcément « d’art ». Duchamp l’ « anartiste » cherche à sortir de l’art.

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Cheval ou l’art en marche

Par Denis Dargent

 

Ferdinand Cheval est né le 19 avril 1836 à Charmes-sur-l’Herbasse, dans la Drôme. Élevé dans un milieu de paysans modestes, on sait qu’il fut tour à tour boulanger et ouvrier agricole mais sa biographie reste incertaine sur de nombreux points. On le retrouve en 1867, année où il se présente à un concours de l’administration postale. Ferdinand devient facteur, officiellement le 12 juillet. Après des affectations diverses, il rejoint, à sa demande, le bureau de Hauterives, commune où il avait résidé à plusieurs reprises, située à quelques kilomètres de son village natal. Il y restera jusqu’à la retraite. Et jusqu’à sa mort survenue le 19 août 1924.

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L’AGENT 007 EST APPELÉ À LA RESCOUSSE !

Par Denis Dargent

Il n’y a rien de honteux à afficher sa jamesbondophilie. Pour beaucoup d’entre nous, mâles hétérosexuels d’un âge certain, James Bond c’est un peu l’homme idéal : courageux quand la situation l’impose, distingué même dans l’effort, adepte des libations et des belles choses, dénudées de préférence. Ce qui n’en fait pas un misogyne pour autant comme d’aucuns, les excessifs habituels, le prétendent. Il faudrait pour cela que le commander Bond détestât les femmes. Or il n’en est rien ! Il les aime terriblement ! Un peu comme on aime les coupés sport, certes, mais l’homme à ses faiblesses. Son mariage éphémère avec Teresa Di Vicenzo/Draco, assassinée une demi-heure après les noces, l’a empli à tout jamais d’amertume. Bond reste avant tout un solitaire, tatillon et un peu « vieille fille ».

 

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MANIFESTE POUR UN NOUVEAU DADA

Par Denis Dargent

1916, une année exceptionnelle pour l’espèce humaine ! Verdun (650.000 morts), la Somme (plus d’un million de morts) et quelques cadavres épars… Ce fut aussi l’année d’un grand accord secret qui établit les sphères d’influence franco-britanniques au Moyen-Orient, alimentant aujourd’hui encore la rhétorique haineuse des abrutis de Daech (à vos souhaits). Mais alors me direz-vous : que célébrer en 2016 qui en vaille la peine, outre les 40 ans du punk (cf. APC n°45) ? Réponse : DADA.

 

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RETOUR VERS LE NO FUTURE

Par Denis Dargent

Londres fête cette année les 40 ans de l’irruption punk. C’est à Londres en effet, entre 1976 et 1977, que s’est cristallisée la vulgate du punk dans ses dimensions musicale et esthétique (graphisme et mode vestimentaire). Passons sur l’opportunité d’une telle célébration qui, à l’instar de ce que devient la culture rock en général, se déroulera dans une ambiance muséale, propice à l’embaumement et au vintage de grande surface. Revenons-en plutôt aux faits, loin des clichés médiatiques.

 

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PLANÈTE INTERDITE OU LA FRONTIÈRE DES ESPÈCES

Par Denis Dargent

Réalisé par Fred McLeod Wilcox et sorti en 1956, le film Planète interdite est une œuvre visionnaire. Dix ans avant la série Star Trek et ses escapades vers la frontière de l’infini (l’ultime frontière en VO), ce long-métrage posait les jalons du space opera moderne, animé par de grandes questions existentielles, et non plus obsédé par l’invasion communiste, comme le furent la plupart des productions de science-fiction US des années 50.

 

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NI AILE NI CUISSE, C’EST LA QU’EST L’OS !

Par Denis Dargent

L’Aile ou la cuisse, tout le monde sait ça, est un film de Claude Zidi sorti en 1976. Une comédie française sympa où l’on retrouve un Louis de Funès sur le déclin (il venait de subir un double infarctus) et un Coluche goguenard, star en devenir de l’humour grinçant. Cela resterait un souvenir des années d’insouciance si, au détour d’un énième visionnement au cours d’un après-midi pluvieux, nous n’avions été saisis par l’inquiétante teneur conjecturelle du film, le propulsant d’un coup au rang de manifeste pour le temps futur. Et le futur, c’est maintenant les gars !

 

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